[31/01/13]


Voici un deuxième fragment sur Meretseger et le travail avec les Morts.

La deuxième chose qui m'a frappée dans cette révélation soudaine sur cette Déesse, c'est la nature de son travail. La partie sur le Silence et la retraite est indéfectible du reste. Cette attitude désintéressée, loin du Monde, et absorbée dans son travail fournit un cadre à ce dont je voulais parler ensuite, ce qui me prouve que tout ce que j'avais trouvé jusqu'ici était une logique sans faille.

Meretseger n'est pas Anubis ou Osiris. Elle est donc moins connue, moins importante pour beaucoup, ainsi appelée parfois "mineure" car il n'y a rien de glorifiant ou de glorieux, car on est loin du fantasme du psychopompe qui prend la barque et traverse l'Autre Monde. Et j'ai longtemps rejeté cette nature que j'ai parce que je pensais justement qu'elle ne m'appartenait pas, qu'elle relevait uniquement du fantasme... et du coup je suis passée à côté de moi-même et de tout le travail. Le travail autour de la mort, appelé entre autre "Death Work" chez les anglophones, est très vaste. Et Meretseger devient de plus en plus puissante et profonde en mon âme car elle représente tout ce qui "invisible" pour la plupart des gens, ne serait-ce que par "inconscience". Les "death workers" (on peut dire psychopompe je pense, mais cette notion est désormais connotée essentiellement "accompagnateur des âmes", ce qui me semble incomplet) sont des fourmis. Ils travaillent énormément, souvent invisibles aux yeux du monde, souvent sur des "petites" choses. 

Rien que parce qu'elle EST, et qu'elle a perduré, Meretseger est importante - et on a bien retrouvé des offrandes, des prières, des stèles... Cela montre qu'un autre travail autour de la mort est nécessaire et fondamental. Pour moi elle est essentielle, car à l'image des Lwas vaudous elle est là pour incarner le fait que la mort n'est pas juste un passage : beaucoup d'autres choses comptent, après la mort et dans cette Réalité. D'ailleurs bien que ça se perde un peu, l'idée perdure : on ne dérange pas la sépulture d'un mort. C'est un tabou. Elle est une gardienne, une protectrice, comme les Ghédés et Barons avec qui je travaille. On veille sur un caveau, une tombe, un cimetière, une vallée... On prend soin, on entretient, on apaise, et on transmet une mémoire aussi. Physique par la présence de la pierre, mais la mémoire, dans le geste de "soin" (care) de la tombe. Des actes paradoxaux peut-être puisqu'ils sont si silencieux... Mais de tout ce qui les entoure transpire le sacré, au plus proche peut-être. Des solitaires peut-être, un milieu isolé peut-être, mais une nécessité absolue. Ce qui est à faire doit être fait. Meretseger veille, protège, soigne. Et combat, quand il faut.

Je crois que je vais recommencer à méditer avec elle. Car sa présence, ses actes de "vengeance" quand on dérange une sépulture, me font ressentir des choses "en dessous". Mais en tout cas, une chose est sûre : elle était là pour une raison. J'ai presque honte de ne l'avoir pas compris plus tôt et de l'avoir délaissée... mais comme les choses sont bien faites, j'y suis tout de même revenue dans un éclair de lucidité. Et j'aimerais reprendre un petit travail spécifiquement avec elle... peut-être qu'elle le demande.


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Commentaires :

Wote : Je ne sais pas si tu as lu "L'étrange vie de Nobody Owens" de Gaiman (si ce n'est pas le cas, je te le recommande!). La façon dont tu décris le travail de cette déesse me rappelle le cimetière dans lequel se déroule toute l'histoire avec toute sa communauté qui veille à ces Choses du Passé qui sont précieuses, le tout en retrait de la vie de tous les jours. Dans le silence et le calme. :)


Ma réponse : Plus vite que l'éclair ! ;) Je comptais me relire un peu et attendre avant de poster l'annonce lol, trop tard ! :p

Je ne me suis pas encore lancée dans Gaiman, mais tous les signes convergent vers son travail... je prends note !


Wote : LOL Promis, au prochain je me retiens quelques heures de plus ! XD
Et je ne peux que t'encourager à découvrir l'oeuvre de Gaiman. Il y a à boire et à manger dedans ! ^^


 
 
[Journal 28/01/2013]


Si je suis entourée de divinités de la Mort depuis longtemps, je ne cesse jamais d'être émerveillée par ce que je découvre et j'apprends que je n'avais jamais vu ou compris avant. Chacun de ces êtres qui me guide correspond à certains éléments très importants, et chacun peut servir d'objet de méditation, de paradigme d'étude à part entière.

Meretseger est arrivée relativement tôt dans mon cheminement de polythéiste. C'était tellement naturel que je n'arrive même plus à me rappeler comment et pourquoi. Mais j'ai dû ressentir quelque chose de très fort, en lisant des listes de noms de divinités, ou en tombant sur un article. Ça devait être lors de mes recherches pour me trouver un nom dans cette tradition, afin de pouvoir m'adresser et être reconnue par ses Dieux. Et "Celle qui aime le silence" a tout de suite fait mouche, alors même que je ne me rendais pas compte de l'importance que ça avait, du sens profond sous-jacent.  C'est très perturbant pour moi en réalité, le genre d'expérience qui bouleverse. De voir à quel point cet élément est tellement essentiel, profond, pour tout ce que je suis et fait, et comme il remonte dans le temps, au début de mon cheminement, alors que je ne peux concrètement percevoir et comprendre les tenants et les aboutissements qu'aujourd'hui avec tout le chemin que j'ai fait, mes connaissances, et ma pratique

Mon travail avec les morts est délicat. Il est à son début, et pourtant déjà complexe, multiple. Il oscille entre plusieurs postures contradictoires, dont chacune représente tout un pans. Et aujourd'hui, seulement aujourd'hui, je me rends compte à quel point la présence de Meretseger était logique, comme elle aurait pu me servir de guide, m'aider ! Mais je n'étais à l'époque pas consciente que de très peu d'éléments qui composent le travail mortuaire, ni de mon propre chemin, finalement. De plus, pour moi cette Déesse a la particularité d'être spécifiquement fuyante. Son énergie est douce, discrète, et lointaine quand elle n'est pas en colère ; ailleurs, difficile à atteindre. Cela rend la tâche difficile pour la contacter. Et je ne suis ainsi pas vraiment étonnée de n'avoir pas pu poursuivre la route au départ, et de ne remarquer que maintenant son importance. Meretseger serait (mode conditionnel parce que je n'aime pas trop les concepts qui suivent) une sorte d'archétype et de modèle, elle me "ressemble". Elle est une des postures dans le travail avec les Morts, une partie de ce que je dois pratiquer : la retraite hors du Monde, le silence.  C'est un chemin plutôt solitaire, et "privé" dans une certaine mesure.

Le silence par respect pour les Morts, mais aussi pour les rares vivants qui sont impliqués dans le travail, et qui souvent sont en deuil. Le silence comme attribut mortuaire, bien plus qu'un collier rituel. Le silence comme un masque sacré. Le silence comme outil et partie intégrante du rituel. Le silence comme acte de dévotion. Le silence comme honneur. Le silence comme parole contradictoire. Le silence tabou, car la Mort habite le silence, et que ce travail doit rester tu.

J'ai tellement longtemps combattu et refusé le silence ! Dans ma spiritualité au moins, moi qui suis gourmande de partage et d'échange... Mais je marche désormais sur une voie du Silence. Un chemin sacré à part entière. C'est à la fois une épreuve (et ça rend la chose d'autant plus sacrée), une évidence (depuis plus d'un an je ne partage plus mon cheminement directement en ligne), et la texture même de mon travail. Comme dit, à la fois outil, rituel, ... C'est complexe, et bien évidemment, au delà des mots. Une belle tautologie, mais comment le dire autrement ? C'est en m'attelant à la tâche que le Silence est devenu flagrant, et s'est imposé naturellement sans que je n'y réfléchisse ni ne lutte. Et je n'ai jamais fini de l'explorer...

A l'image de Sigyn (déesse nordique) et d'autres, ces déesses appelées "mineures", aux tâches simples, semblent demeurer impénétrables le plus souvent. Mal comprises, et pas tellement côtoyées. Peu attirantes ? Surtout pas aisément compréhensibles et accessibles je crois. Leurs mystères sont purs, mais ils doivent s'incarner, se vivre. Et de l'extérieur, notre oeil et notre conscience ne voient pas la richesse des choses simples, cherchent des modèles plus... "palpitants".  Peu de gens semblent réussir à maintenir le lien et la communication, à vivre la relation avec ces divinités. C'était un deuxième obstacle pour que je parvienne à travailler avec Meretseger (le premier étant la difficulté énergétique mentionnée plus haut). Plus j'y pense, et moins je m'étonne de ne pas avoir réussi non plus. Ça donne l'impression de se tenir face à de l'eau ou du brouillard, que l'on voudrait retenir avec ses mains. Ou de tenter de regarder à travers une vitre-miroir sans tain, sans y parvenir. Je ne suis pas étonnée que Meretseger n'ait pas fait de gestes dans ma direction... j'ai l'impression qu'Elle se fiche royalement de lever des voiles d'illusion, Elle a déjà bien assez de travail à faire, elle vit sa vie, à nous de la suivre. Pour percer son secret, il faut de la patience, il faut la suivre.... et je n'étais pas prête je suppose. Pas du tout dans l'état d'esprit et dans la démarche adéquats. Si mon chemin n'avait pas été le même que le sien, probablement que je n'aurais jamais compris... et je ne serais jamais revenue. Aujourd'hui, après ces révélations, outre le fait que je me sente un peu "stupide", je trouve en Elle une grâce, une puissance et une beauté renouvelées qui me dépassent, qui m'impressionnent, me remplissent d'un terrible sentiment d'émerveillement (mot exact : "awe"). Je ressens les limitations de mon humanité, et la grandeur de sa divinité. Il y a... de la pureté. Je ne l'ai jamais expérimenté en dehors de mon travail sur la Mort et ses divinités. Hel par exemple, m'a donné ce sentiment au départ : la simplicité, la grâce, la beauté simple et pure. Mais Hel a tellement d'autres fonctions et activités, on sort très vite de la simplicité. Dans cette illumination soudaine, je voyais Meretseger comme bien plus puissante et pure, car même si elle a quelque chose de royal, elle est dénudée de tout. Elle est matière aussi, elle vit dans la nature (une montagne en Egypte) ou dans les tombes.... qui ne sont pas sa propriété. Elle n'a pas de maison, de foyer, sa place est dans la dernière demeure des autres. Elle est seule, car elle vit retirée du monde, et pas non plus dans l'Autre, mais dans le plan physique pour repousser. Sa tâche est singulière : veiller et protéger.
Et j'ose à peine formuler un serment qui semble monter, juste murmurer des lèvres un souhait : me remettre à la suivre, et surtout, mieux que la première fois. Lui offrir une place particulière, l'incorporer à ma routine la plus profonde.

Le Silence est un Mystère, et peut être une extase, mais c'est impossible à transmettre. Jamais je ne me suis sentie aussi "pleine" que depuis que je "pratique". La seule idée comparable qui m'est venue est mon travail avec le vide : le vide zen pour certains, ou le vide primordial surtout mentionné dans les voies nordiques. On les définit comme des négations alors qu'ils sont "pleins". On dit "vides" alors qu'ils sont son, texture, matière... tissus riches de possibilités.

Et dire que je m'étais acharnée à trouver des guides à l'époque, me sentant un peu "coupée", cherchant la résonance parfaite. Je ne voyais pas que j'avais été bénie par la chance car j'avais trouvé du premier coup ! Hedjet Meretseger, osé ? De cette inspiration bizarre et soudaine transpirait pourtant la vérité. Ça me crève les yeux aujourd'hui comme si je regardais droit le soleil.... incroyable.



Difficile de réussir à en dire plus, à clarifier mieux mes idées. Et finalement, je vais couper en deux mon article, je parlerai de la deuxième voie plus tard.


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Commentaires :

Wote : Je suis heureuse de ta décision de partager ce bout de ton cheminement avec nous :). Je découvre avec émerveillement cet autel et deux divinités que je ne connaissais pas et que je trouve fascinante !
Ton approche de cette déesse (et cette impression de brasser du brouillard!) me touche particulièrement. :)


Ma réponse : Oui à l'origine, j'étais toute débutante sur la voie des dieux égyptiens, à un moment de mon cheminement où je n'étais pas très à l'aise avec un "mixte" de traditions, donc j'étais bien gênée d'ouvrir cet endroit... mais j'avais la foi comme on dit mdr. J'étais enthousiaste, j'avais envie de partager, et de donner envie à d'autres de partager (comme avec tous les sanctuaires que j'ai ouverts, qui ont fait boule de neige). Je suis toujours un peu triste quand je découvre une nouvelle divinité, et aujourd'hui surtout que je viens à pratiquer avec une divinité plus "rare" disons, quand je ne trouve aucune autre témoignage. Aux côtés d'elles se trouvent le renouveau d'une foi, comment vivre une relation et tout reconstruire... parce que c'est là que c'est le terrain le plus vide / neutre.

Khepry reste assez connu bien que je n'entende personne dire qu'il travaille avec lui spécifiquement (et lui et moi ça remonte...). Meretseger par contre, c'est là un ovni c'est sûr. Un peu comme Sif si tu connais lol. Donc j'espère que mes bouteilles à la mer atteindront les gens qu'il faut.... et je suis ravie de partager des soupçons pour les "simples" curieux.

Ravie que ma métaphore t'ait plu ;) C'est explicite, mais ça me faisait craindre que mon article serait nébuleux... ^^'

Wote : LOL Tu sais dans le genre "travailler avec une ovni", Laufey est pas mal non plus ! Il n'y a rien sur elle. C'est triste, oui tu as raison, mais d'un autre côté tout reste à faire, à redécouvrir et cela permet de partager notre enthousiasme pour ces déesses retrouvées. A la limite, cela me convient beaucoup mieux que d'honorer un "monument" comme Isis. J'ai l'impression qu'on a les divinités que l'on mérite et qui nous ressemble aussi ! :)

ps : oui j'ai aussi entendu parler de Sif lol

Ma réponse :
Oui en fait.... même si Meretseger fait assez "peur" aussi, et qu'elle a un "caractère" pas facile, ce type de divinité "délaissée" sont à taille humaine. Donc l'idée que tu exposes, qu'on les mérite, ou qu'elles nous ressemblent... c'est assez ça. Et c'est une grande leçon aussi pour tous ceux qui disent que réconcilier le quotidien et le sacré c'est difficile ! Car souvent ce sont des divinités avec des tâches assez spécifiques et "banales".... une divinité du banal ? Donc bon. (Même si là c'est la mort, et que c'est particulier lol, comme j'en parlerais dans le 2e article)
 
 
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(02/07/2011)

Voilà une tâche bien difficile...

D'abord, cette Déesse a eu un culte très localisé, assez restreint, ce qui la rend pas facilement accessible question ressenti. Ensuite, disons que sa nature intrinsèque se porte sur une distance constante : Déesse du silence, de la froideur des tombes.

Mais avec le temps, j'apprends à apprivoiser mon rapport à Elle, et à comprendre ce que cela veut dire d'être sa suivante. Je me rends compte que c'est la plus pure simplicité et le plus pur dénuement, à l'image de la Déesse. Du coup je commence à la suivre très lentement (me caler sur son rythme), très précautionneusement. Je laisse venir les éléments progressivement, et si je n'y prêtais pas attention ça serait perdu au milieu de toutes mes autres recherches et expériences tellement c'est différent.

Meretseger m'apprend donc ces choses qui sont à la fois les plus simples et les plus difficiles, mais ce sont des essentielles :

- Elle m'apprend l'immobilité reptilienne. Attendre sur ou sous une pierre, ralentir tous les rythmes corporels et mentaux, et observer. Elle me permet ainsi de mieux me retirer du monde et faire des bilans, arrêter de gâcher de l'énergie par moment pour me reconcentrer. D'ailleurs c'est également valable pour la méditation, cette activité qui lui est si chère.

- Elle m'apprend le silence. D'un côté c'est très facile pour moi, j'ai toujours eu un caractère silencieux. Le problème vient plus du flux incessant de mes pensées qui peut revenir à du bruit incessant. Mon travail sur le silence est donc valable pour les deux. D'abord ralentir l'activité de "parole" (ou pensée), et la cesser si possible. Prendre plus de temps pour tout : autant de pas parler que de parler pour rien. Autant prendre le temps et bien réfléchir. Autant économiser temps, salive, énergie.

De ces deux grands principes fondamentaux qui apportent la paix de l'âme se joignent d'autres principes adjacents, comme le calme (immobilité et silence), le recul, et surtout, comment gérer la solitude. Finalement Meretseger est cette Déesse qui, contre toute attente, est finalement la plus proche de moi : elle est ce dont j'ai besoin, et ce à quoi j'ai aspiré pendant très longtemps, le calme et la vie monastiques. Ce retrait de la vie brouillon et faussement mouvementée, ce retour à l'essentiel. La méditation, le silence, la prière. Le grand, le vrai calme intérieur. Meretseger après tout, malgré ses furies contre les injustices, est une Déesse de la paix de l'âme : les âmes des morts dont elle protège les sépultures, mais aussi la paix intérieure de vivants pour ceux qui savent l'écouter.

- et finalement Elle m'apprend aussi le pardon. Je viens seulement de m'en rendre compte et de le comprendre, donc je n'ai pas encore commencé à approfondir. Néanmoins je me suis rendue compte que c'est un de ses traits majeurs, les plus connus peut-être. C'est mal compris car elle foudroie les pécheurs, les rend malades ou aveugles, mais ceux qui reconnaissent leur faute sont grâciés et aimés comme en témoignent des nombreuses stèles et textes. J'ai toujours trouvé que le pardon était quelque chose de fondamental, et la première et seule phrase en égyptien ancien qui m'avait marquée parlait de ça : "in mrwt htpn", soit, "pour l'amour du pardon". Aujourd'hui je lui dédie cette phrase qui m'a suivie depuis mon adolescence... Et j'essaierai d'avancer doucement sur la voie du pardon.


Finalement je rajouterai un dernier point qui ne concerne pas son enseignement, mais la complexité du rapport entre nous. Peut-être entre tous les fidèles mais je ne connais personne qui travaille avec Elle. Contrairement à tous les autres Dieux elles refusent les offrandes. Du moins, ça ne lui plaît pas. Les seules qui vaillent pour elle me semble-t-il d'après mes expériences sont les actes. Elles ne veut pas de fleurs, pas vraiment de dessins, ni des chants (elle aime le silence!), ni des danses, ni de la nourriture... elle ne veut rien d'autres que ma dévotion silencieuse, éventuellement des prières (ça a semblé lui faire plaisir), parfois de l'eau fraîche, mais surtout des actes, mes progrès sur ses leçons fondamentales.

Même si c'est étrange et fondamentalement différent, je me sens heureuse de cette relation forte qui s'est installée. De ce lien qui malgré la distance et les difficultés ne s'estompent pas. Je crois que c'est une chance, et ça m'apprend beaucoup.


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Commentaires de l'époque :